Plusieurs cas d’Ebola ont été recensés en République démocratique du Congo, dans le nord-est du pays. L’épidémie a été contenue en moins de 4 semaines.
« La réponse sur le terrain a été très rapide. Le lendemain de la confirmation des cas, une équipe était sur place, alors que c’est une région très éloignée et difficile d’accès », a expliqué Gary Kobinger, microbiologiste spécialiste du virus et directeur du Centre de recherche en infectiologie (CRI) de l’Université Laval lors du Forum économique international des Amériquesqui se tenait du 11 au 14 juin à Montréal.
Le 22 avril 2017, neuf cas suspects de fièvre Ebola avaient été repérés et trois personnes sont mortes, selon l’Organisation mondiale de la santé.
« On se doutait que c’était Ebola, car le schéma de contamination était typique, mais on attendait les analyses avant de confirmer », avait alors précisé Gary Kobinger.
« Le Bureau Pays de l’OMS en RDC travaille en étroite collaboration avec toutes les autorités (…) pour faciliter le déploiement des matériels de protection et du personnel sur le terrain afin de renforcer la surveillance épidémiologique et contrôler très rapidement l’épidémie », indiquait dans un communiqué le Dr Allarangar Yokouidé, Représentant de l’OMS en RDC.
La réponse a, cette fois-ci, permet de contenir rapidement l’épidémie. « C’est le résultat de plusieurs années de collaboration avec les équipes de la RDC. Le fait d’avoir une expertise et des moyens sur le terrain est crucial », a estimé le spécialiste, qui s’est rendu sur place dès les premiers jours de l’épidémie.
Rappelons que lors de la dernière épidémie, en 2014-2016, plus de 28 000 personnes avaient contracté le virus et 11 000 d’entre elles en sont mortes, principalement en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia.
Photo: Ebola, Pixabay