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Les fraudes archéologiques célèbres

21-06-2022

Une pierre d’Ica. Photo: Wikimedia

Les musées d’histoire et d’archéologie ont hébergé de faux artéfacts, et en hébergent probablement encore. Les canulars archéologiques ne sont parfois révélés qu’après plusieurs années.

Des sculptures de l’Antiquité gréco-romaine, des vases étrusques, des pierres gravées par d’anciens peuples autochtones… Si tu as déjà visité un grand musée d’histoire, tu as peut-être eu la chance de voir ce genre d’artéfacts. Mais l’histoire de l’archéologie est truffée de fausses pièces qui ont été créées volontairement et placées de façon à être « découvertes », soit pour la notoriété, soit pour l’argent. Et dans certains cas, il a fallu plusieurs années avant que la supercherie ne soit découverte.

Voici quelques fraudes archéologiques célèbres :

  • Les pierres d’Ica : des pierres d’andésites (roche volcanique) gravées de symboles mystérieux ont été trouvées au Pérou dans les années 1960. Attribuées aux anciens Incas, elles dépeignent des dinosaures, des actes médicaux modernes, des technologies d’aujourd’hui… Les adeptes de théories nouvel-âge voulant que ces anciens peuples possédaient un savoir très avancé prennent encore ces pierres comme preuves, tout comme ceux qui croient que les humains et les dinosaures ont déjà cohabité. Même si la supercherie a été révélée en 1973, lorsqu’un fermier a avoué qu’il avait lui-même sculpté les pierres.
  • La Vénus de Brizet : en 1937, un agriculteur français laboure son champ et tombe sur une statue de marbre aux allures antiques. Il s’agit d’une femme, à demi-habillée, dont il manque les jambes et un bras. Ressemblant fortement à la Vénus de Milo, on la surnomme Vénus de Brizet et elle est rapidement classée monument historique. Un an plus tard, on découvre qu’elle est l’œuvre d’un artiste qui l’a produite en 1936 et l’a enterrée pour qu’elle soit découverte. Son but était publicitaire : il voulait montrer que son talent égalait celui des grands sculpteurs de l’Antiquité. Manqué ! On ne lui a jamais fait de commandes suite à cette affaire…
  • Le crâne de Calaveras : en 1866, des mineurs californiens trouvent un crâne humain par 40 mètres de fond. À cette profondeur, il était âgé d’au moins un million d’années, ce qui en faisait le plus ancien vestige humain d’Amérique, et de très loin. Le scientifique qui l’étudie l’utilise comme preuve que les humains ont côtoyé les grands mastodontes et éléphants du Pléistocène. Il est décédé en croyant sa théorie et son successeur l’a aussi défendu. En 1879, une datation par absorption de fluor indique qu’il est trop récent pour l’âge qu’on lui attribue. Malgré tout, de nombreuses personnes continuent d’y croire. En 1992, une datation au carbone 14 révèle qu’il a 1000 ans. Il s’agissait d’un crâne autochtone (quand même ancien, mais pas tant) placé volontairement sous terre pour y être découvert.

Plusieurs autres canulars ont été révélés, et il y en aura d’autres, car certaines découvertes « officielles » sont considérées comme douteuses par des archéologues. Et connaissant la cupidité des hommes, il y en aura encore à venir…

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