Anticorps. Illustration: Wikicommons.
Diabète de type 1, sclérose en plaques, polyarthrite rhumatoïde, colite ulcéreuse : il existe une centaine de maladies autoimmunes différentes. Leur point commun ? Toutes résultent d’un dysfonctionnement du système immunitaire.
En temps normal, celui-ci reconnaît les cellules de l’organisme et ne les attaque pas, se contentant de repousser les agents extérieurs, comme les virus et les bactéries. En cas de maladie autoimmune, certains éléments du système immunitaire (des anticorps ou des lymphocytes T) attaquent directement les cellules et leurs composants, comme s’il s’agissait d’éléments étrangers. Cette réaction anormale entraîne une inflammation et des symptômes variés, pouvant toucher un ou plusieurs organes.
Longtemps considérées comme rares, les maladies autoimmunes affectent en réalité 3 à 5 % de la population, et touchent en général 10 fois plus de femmes que d’hommes. La plupart de ces maladies sont dues à une combinaison de facteurs génétiques et environnementaux, mais les mécanismes demeurent incompris.
Certains chercheurs pensent que ces maladies sont peut-être simplement le prix à payer pour avoir un système de défense puissant contre les infections. C’est ce qu’a suggéré, en 2016, une chercheuse en biologie évolutive de l’université Princeton, qui a analysé des données recueillies auprès de 1000 personnes nées à Taiwan entre 1892 et 1953. Bilan : celles qui avaient le plus d’auto-anticorps, ces anticorps qui s’attaquent au soi, étaient celles qui vivaient le plus longtemps…

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