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Santé

Qu’est-ce qui cause les crampes menstruelles et comment les prévenir?

23-05-2018

Photo: Flickr

La « dysménorrhée primaire », de son petit nom, serait même la principale cause d’absentéisme au travail chez les femmes !

La douleur est principalement due aux contractions utérines qui facilitent l’évacuation des menstruations. Ces contractions intenses s’accompagnent d’une constriction des vaisseaux sanguins, ce qui réduit l’apport en oxygène dans les tissus de l’utérus. « Ce peut être douloureux, comme lorsqu’il y a un manque d’oxygène dans le cœur, lors d’un infarctus », explique la docteure Odette Pinsonneault, qui a rédigé la directive clinique de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada sur le sujet, en 2005, avec des collègues. En cas de douleurs importantes, le tonus de l’utérus est augmenté, de même que la fréquence et l’amplitude des contractions.

Plusieurs molécules déclenchent ces spasmes. Les plus actives sont les prostaglandines. Produites notamment par l’endomètre, le revêtement interne de l’utérus, elles forcent le muscle utérin à se contracter. Chez certaines femmes, le taux de prostaglandines est plus élevé. Il y aurait même une relation directe entre la quantité de prostaglandines relâchées et la sévérité des symptômes de dysménorrhée.

« Cela peut générer des contractions très fortes dont l’intensité, mesurée en millimètres de mercure, peut dépasser celles des contractions d’accouchement », assure la gynécologue-obstétricienne au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke et professeure à l’Université de Sherbrooke.

Que faire alors ? Les anti-inflammatoires non stéroïdiens réduisent la production de prostaglandines. « Il faut prendre de l’ibuprofène ou du naproxène avant le début des symptômes », dit la docteure Odette Pinsonneault. Sinon, il est trop tard; les prostaglandines sont déjà en action. Il faut également prendre les comprimés de façon régulière pendant toute la période habituellement douloureuse, ce que négligent souvent les femmes. « S’il n’y a plus de douleur, ça veut dire que ça marche, ajoute la gynécologue-obstétricienne. Il faut continuer ! »

La contraception hormonale (pilule, anneau, timbre, stérilet hormonal) est également très efficace pour contrôler les douleurs menstruelles.

Lorsque ces solutions échouent, une consultation médicale est recommandée afin d’évaluer s’il y a un autre problème.

Pas la peine, donc, d’endurer cette tempête dans le bas-ventre, mesdames.

 

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