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Un rein de cochon greffé à un humain

02-11-2021

Photo: alexraths @ depositphotos.com

Récemment, des chercheurs ont greffé le rein d’un porc sur un humain – et il a fonctionné. Une nouvelle pleine d’espoir pour tous les patients qui attendent un organe.

Imagine que tes reins cessent de fonctionner. Privé de ces organes essentiels de filtration du sang, tu aurais de nombreux problèmes. Accepterais-tu alors de faire remplacer tes reins par ceux… d’un animal?

Des chirurgiens états-uniens sont parvenus à greffer un rein de porc sur une personne en état de mort cérébrale, c’est-à-dire dont le cerveau n’affichait plus aucune activité. La personne est définitivement décédée deux jours plus tard, mais durant cette période, le rein a très bien fonctionné. Cela laisse entrevoir la possibilité d’utiliser cette pratique sur des gens bien vivants. 

Pourquoi n’a-t-on pas pensé à faire cela plus tôt? Même si un cochon et un humain sont des mammifères génétiquement proches, ils sont suffisamment différents pour que le système immunitaire ne se laisse pas duper. En effet, les cellules de porc produisent entre autres un sucre que nos anticorps reconnaissent à coup sûr. Notre système tente alors de se débarrasser de l’organe non identifié : c’est le rejet de la greffe. Mais grâce à une modification génétique de l’animal, les chercheurs ont réussi à bloquer cette production de sucre, pour que le rein puisse passer sous le radar du système immunitaire sans se faire repérer.

Savais-tu qu’il était possible de donner l’un de ses deux reins sans trop de conséquences? Mais même d’humain à humain, une greffe ne se fait pas si facilement : il faut trouver la combinaison parfaite entre un donneur et un receveur. Le rein doit être bien toléré par le receveur, mais le don ne doit pas dégrader l’état de santé du donneur. Pour vérifier cette compatibilité, les personnes souhaitant donner ou recevoir un rein doivent passer une batterie de tests, durant plusieurs mois, avant d’avoir le feu vert pour une greffe. Souvent, un duo donneur/receveur est de la même famille, mais il peut arriver que l’on ne trouve pas de donneur compatible dans la famille d’un patient. Celui-ci est alors inscrit sur une liste en attendant de recevoir un don, et cette attente peut parfois durer plusieurs années.

Mais cette récente expérience pourrait changer la donne! L’espoir des chercheurs est d’avoir dans le futur des élevages d’animaux génétiquement modifiés, qui pourraient être utilisés pour les dons d’organes aux humains et éviter cette attente interminable. Ce n’est pas pour tout de suite bien sûr, mais ce n’est plus de la science-fiction!

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