Publicité
Santé

Le coronavirus survit jusqu’à 3 heures dans les aérosols et 3 jours sur les surfaces

17-03-2020

CDC Public Health Image library ID 11162 (James Gathany)

Le coronavirus survit 3 heures dans les aérosols et 3 jours sur les surfaces: c’est, en résumé, ce que confirme une étude parue le 24 février dans le New England Journal of Medicine.

Des chercheurs américains ont comparé la « survie » du SRAS-CoV-1 (le virus responsable de l’épidémie de SRAS en 2003) au SRAS-CoV-2, le nouveau virus de la COVID-19 qui sème le chaos. Ils ont mené leurs expériences en laboratoire à l’aide d’un « nébuliseur » reproduisant l’éjection de micro-gouttelettes contenant des particules virales, dans des conditions d’humidité et de températures stables, et donc sensiblement différentes des conditions réelles. Ils ont testé la persistance des virus dans cinq conditions: dans les aérosols (gouttelettes en suspension dans l’air), sur du plastique, de l’acier, du cuivre et du carton.

Bilan? Les deux coronavirus ont des durées de vie similaires, et les particules virales du SRAS-CoV-2 restent présentes:

  • 3 heures dans les aérosols (gouttelettes de moins de 5 microns)
  • de 4 à 24 heures sur du cuivre et du carton sec
  • jusqu’à 3 jours sur une surface en plastique ou en acier inoxydable, propre et sèche

Ce nouveau virus, qui semble se transmettre plus efficacement que le SRAS, n’est toutefois pas plus coriace que son cousin dans l’environnement. La transmission se fait bel et bien, majoritairement, par contacts rapprochés avec un malade.

Toutefois, « nos résultats indiquent que la transmission par aérosols et par objets contaminés (ou « fomites ») est plausible puisque le virus peut rester viable et infectieux dans les aérosols pour plusieurs heures et sur des surfaces pour plusieurs jours (dépendamment de la quantité initiale de virus excrétée). Ces résultats font écho à ceux trouvés pour le SRAS-CoV-1, où ces formes de transmission étaient associées à une propagation nosocomiale et à des événements de super-diffusion » notent les auteurs.

Ceci dit, les gouttelettes émises par quelqu’un qui tousse ou éternue sont plus lourdes que les aérosols générés au laboratoire et tombent rapidement au sol. « Le fait que le virus puisse vivre dans ces conditions pendant 3 heures ne signifie pas qu’il se transmet par l’air – soit qu’il reste en suspension si longtemps dans l’air qu’une personne peut l’attraper juste en partageant l’espace avec une personne atteinte. Il n’y a pas d’évidence de transmission par aéorosols » a tenu à préciser sur Twitter l’une des auteurs, Neeltje van Doremalen, chercheuse pour les NIH.

Conclusion? LAVEZ-VOUS LES MAINS (et restez chez vous).

Publicité

À lire aussi

Santé

À quoi sert l’orthodontie?

Les traitements orthodontiques sont longs, coûteux et parfois douloureux. Améliorent-ils réellement la santé et l’apparence ?
Raphaëlle Derome 29-05-2023
Santé

Éjaculation féminine et autres secrets anatomiques: la science s’y intéresse enfin

L’éjaculation féminine n’est pas une fabulation de la pornographie, encore moins un mythe. Mais comme tout ce qui touche à l’anatomie féminine, elle a longtemps été délaissée par la recherche. Quelques scien­­tifiques pionniers ont levé le voile sur ce mystère et ils ont amorcé, avec d’autres, une grande révision des livres d’anatomie.
Marine Corniou 18-05-2023
EN PARTENARIAT AVEC LES FONDS DE RECHERCHE DU QUÉBEC
Santé

Le sommeil, un enjeu de santé publique

Et si les inégalités sociales se manifestaient jusque sur l’oreiller ? C’est la conclusion vers laquelle pointent les travaux de recherche de Guido Simonelli.
Maxime Bilodeau 18-05-2023
0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x