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Santé

Le point sur le coronavirus au Canada: pas de panique!

27-01-2020

Dépendamment de la dangerosité d’un virus, des précautions doivent être prises pour les tests diagnostiques. Photo: NML/Agence de santé publique du Canada

Cet article n’est pas récent et les connaissances scientifiques sur la COVID-19 évoluent continuellement. Nous vous invitons à consulter nos derniers articles.

Alors que deux personnes atteintes du coronavirus de Wuhan ont été diagnostiquées à Toronto (il s’agit d’un couple, et le diagnostic de l’épouse est en voie de confirmation), il faut s’attendre à ce que d’autres cas soient signalés au Canada, compte tenu de l’intensité des déplacements planétaires… Pour autant, inutile de paniquer. Au Canada, le risque de contracter la maladie est très bas, assure l’Agence de la santé publique.

« C’est important de combattre la désinformation et de ne pas céder à la panique. Au Canada, pour l’instant, il n’y a pas besoin de prendre des mesures de protection excessives », a expliqué le sous-administrateur en chef de la santé publique, Dr Howard Njoo, lors d’une conférence de presse téléphonique le 27 janvier.

Ainsi, à moins d’avoir voyagé à Wuhan récemment ou d’avoir été en contact prolongé avec quelqu’un revenant de là-bas, les risques de rencontrer le coronavirus sont minimes, voire nuls pour l’instant.

Cela étant, d’autres cas, dans « plusieurs provinces », sont considérés comme suspects, mais l’Agence n’a pas donné plus de détails. Pour l’instant, 25 échantillons ont été analysés ou sont en cours d’analyse au Laboratoire national de microbiologie de Winnipeg.

Vigilance à Toronto

Le couple malade venait de Wuhan et a pris un vol ayant atterri à Toronto le 22 janvier (vol CZ311). Ils ont eux-mêmes rapporté leurs symptômes à l’arrivée. Des mesures d’information et de contrôle (par questionnaire notamment) ont été mises en place dans les grands aéroports du pays pour tenter d’intercepter les cas suspects le plus rapidement possible.

Les autorités de Toronto sont en contact avec les autres passagers du vol CZ311 pour identifier et examiner les plus à risque – ceux qui se trouvaient dans un rayon de deux mètres autour du couple ainsi que l’équipage. « Le virus se transmet par gouttelettes ou contact prolongé et nous ne pensons pas que l’ensemble des passagers soient à risque », a expliqué le sous-administrateur en chef de la santé publique, Dr Howard Njoo.

Comment le diagnostique-t-on?

Pour l’instant, lorsqu’un malade présente des symptômes suspects et a un historique de voyage dans la région de Wuhan, des prélèvements sont effectués et envoyés au Laboratoire national de microbiologie, à Winnipeg, qui effectue les tests diagnostiques (par PCR, pour séquencer le génome de la souche virale). En l’occurrence, l’Ontario a la capacité de faire les diagnostics directement, mais un deuxième échantillon est tout de même envoyé à Winnipeg pour validation. À terme, les provinces pourront toutes effectuer les tests sur leur territoire.

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