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Professions

Professeur-chercheur en chimie

21-05-2014

Vêtus de sarraus, lunettes de protection au nez, les chimistes travaillent souvent dans les laboratoires.

Ils analysent de quoi sont formées les substances, détectent des produits toxiques dans l'eau, le sol ou la nourriture.

Ils enquêtent pour savoir comment agissent les médicaments sur le corps, inventent de nouveaux produits chimiques ou de nouvelles façons d'en fabriquer.

Souvent, leur inventivité facilite la vie des gens. Parfois, elle la sauve carrément…

Journée type

Une journée dans la vie de René

À 9 h 30 précise, René Roy est attendu par ses étudiants de l’Université du Québec à Montréal inscrits au cours Chimie organique.

Mais il arrive à l’Université bien avant. Dès 8 heures, il est assis devant l’ordinateur.

Au programme : entretenir des correspondances avec ses collègues, faire des demandes de subvention, participer à l’organisation d’un symposium international sur les vaccins. Ces 90 minutes passent à la vitesse de l’éclair !
René Roy adore enseigner : « Donner le goût de la chimie à mes étudiants, c’est ma plus belle récompense ».

À 12 h 30, il prend le temps de répondre aux questions de chacun, puis engloutit un sandwich en répondant à ses courriels, toujours devant son ordinateur.

Puis, c’est la tournée des laboratoires, histoire de superviser les recherches de ses étudiants inscrits à la maîtrise. « Ces étudiants sont mes tentacules, ce sont eux qui effectuent une bonne partie de mes recherches. Mais les éprouvettes me manquent parfois », confie le Dr Roy.

Après une petite réunion administrative, le voilà en route vers la maison. Mais la journée de travail est loin d’être terminée… Il a par exemple fondé Pharmaqam, un centre de recherche en chimie pharmaceutique qu’il dirige encore aujourd’hui. Pour M. Roy, il n’y a pas assez de 24 heures dans une journée !

« Il ne faut pas avoir peur de travailler le soir et les fins de semaine. Parfois, je me réveille même au beau milieu de la nuit pour noter une idée dans mon petit calepin ».

Une idée qu’il fera tester dès le lendemain matin à l’un de ses étudiants et qui, peut-être, changera la vie des gens.

Études

Sur les bancs d’école…
René Roy a fait un baccalauréat en chimie à l’Université de Montréal, puis son doctorat à la même université. Il a ensuite effectué un stage postdoctoral à l’Université d’Ottawa, où il a décroché un poste de chargé de cours, avant de devenir professeur permanent.

Au Cégep :
Dec en sciences pures (2 ans)

À l’université :
Baccalauréat en chimie (3 ans)
• Université Bishop' s
• Université Concordia
• Université Laval
• Université McGill
• Université de Montréal
• Université de Sherbrooke
• Université du Québec à Chicoutimi (UQAC)
• Université du Québec à Montréal (UQAM)
• Université du Québec à Rimouski (UQAR)
• Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR)

Maîtrise en chimie (2 ans)
• Université Bishop' s
• Université Concordia
• Université Laval
• Université McGill
• Université de Montréal
• Université de Sherbrooke
• Université du Québec à Montréal (UQAM)
• Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR)

Doctorat en chimie (4-7 ans)
• Université Concordia
• Université Laval
• Université McGill
• Université de Montréal
• Université de Sherbrooke
• Université du Québec à Montréal (UQAM)

Stage postdoctoral à l’étranger (2-5 ans)

Et après ?
Les chimistes travaillent dans les laboratoires de recherche, dans les industries pétrochimiques, les compagnies pharmaceutiques, les usines qui fabriquent des métaux ou des pâtes et papiers, les industries alimentaires, les universités, le gouvernement, et la liste s’étire à l’infini…

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