Le chien du voisin qui aboie, un train qui passe sous ta fenêtre, la circulation sur une autoroute… on vit dans un monde très bruyant !
Quand quelque chose fait trop de bruit, c’est l’affaire de l’acousticien de le réduire. Il peut aller dans une usine d’aluminium pour diminuer le bruit d’immenses machines, ou simplement trouver une façon de rendre le chauffe-eau de ta piscine plus discret.
C’est aussi l’acousticien qui sait comment construire un centre commercial pour qu’il n’y ait pas trop d’écho. Et puis c’est lui qui connaît les trucs pour construire les meilleures discothèques.
Il mesure les sons, étudie comment ils voyagent, et imagine des façons de les contrôler. Son but : rendre l’environnement agréable à nos oreilles.
Journée type
Une journée dans la vie de François
Aujourd’hui, François doit se rendre dans une usine de transformation des aliments. Des employés se plaignent qu’une machine d’emballage sous vide est trop bruyante.
Monsieur Gariépy arrive avec un petit appareil de mesure et détermine d’où vient le bruit exactement. Ensuite, il rentre à son bureau pour réfléchir à une façon de diminuer ce bruit.
Sur son ordinateur, il dessine un genre de silencieux (un peu comme sur une voiture) qu’il va poser sur l’emballeuse. Une fois ses plans faits et acceptés par les responsables de l’usine, il prend contact avec des techniciens pour fabriquer l’objet et le poser.
Il doit s’assurer que tout ça ne coûtera pas trop cher et n’empêchera pas les employés de travailler aussi bien qu’avant.
Études
Sur les bancs d’école…
François Gariépy a obtenu un baccalauréat en génie mécanique à l’Université Laval. Pendant ses études, il a aussi suivi des cours d’architecture et de physique pour se spécialiser.
Au Cégep :
Diplôme d’études collégiales en sciences de la nature (2 ans)
À l’Université :
Baccalauréat en génie mécanique (4 ans).
Et après ?
L’ingénieur peut travailler pour des compagnies dans des firmes de génie-conseil ou dans des bureaux d’architectes.
L’acoustique au Québec est un petit monde : selon François Gariépy, ils sont seulement quelques centaines dans toute la province. L’avantage, c’est qu’ils se connaissent bien !