Souvenez-vous: il y a quelques semaines, on vous parlait d’une étude suggérant que Lucy, notre célèbre grand-tante australopithèque, était morte en tombant d’un arbre. Une hypothèse contestée par certains groupes de recherche.
Une nouvelle analyse de son squelette, publiée dans le journal PLOS ONE par les mêmes chercheurs de l’Université du Texas, à Austin, semble confirmer que Lucy était bel et bien un animal arboricole.
Selon eux, les membres supérieurs de Lucy étaient robustes, plus similaires à ceux des chimpanzés qu’à ceux des humains modernes, ce qui laisse penser qu’elle s’en servait pour se hisser dans les arbres.
Par ailleurs, comme son pied était plus adapté à la bipédie qu’à la préhension de branches, Lucy utilisait probablement davantage le haut de son corps pour grimper, d’où la robustesse de ses bras, peut-on lire dans un communiqué.
Les chercheurs ont analysé les os par tomodensitométrie et concluent, dans leur article, que la morphologie de Lucy va dans le sens d’un « comportement plus arboricole que celui des humains modernes ou des Homo erectus« .
Parmi les raisons poussant l’australopithèque à grimper aux arbres, on évoque la recherche de nourriture et la protection face aux prédateurs.
Mais en paléoanthropologie, tout est matière à débat, comme le rappelle cet article sur les origines de l’humanité. Il faut donc s’attendre à des contre-analyses.