Image: Ed Uthman/Wikimedia Commons
Travailler pour des géants de la tech qui rendent la présence au bureau obligatoire n’attire plus autant les employés.
La « grande démission », nom donné à la vague de départs d’employés depuis le début de la pandémie, a particulièrement touché le monde des technologies.
Une étude récente révèle que près des trois quarts des salariés du secteur prévoient quitter leur emploi dans les 12 prochains mois, citant comme principales raisons les occasions d’avancement limitées, une culture d’entreprise toxique et le retour forcé au présentiel.
Ce dernier point est particulièrement étonnant pour une industrie qui avait jusqu’à tout récemment la réputation d’avoir des pratiques en ressources humaines innovantes. Massages sur chaise, nourriture gratuite en accès continu, possibilité de se consacrer à des projets personnels pendant les heures de bureau : dans les années 2000, n’importe quelle personne tech avait des étoiles dans les yeux en s’imaginant travailler chez Google.
Les employés, évidemment, ne veulent pas perdre les libertés acquises pendant la pandémie. Pourquoi donc Google, Meta et plusieurs autres veulent-ils absolument ramener leur personnel dans leurs locaux ?
C’est d’autant plus difficile à comprendre considérant que Google a connu des revenus records pendant la pandémie et que le prix de l’essence grimpe en flèche. La fidélisation et la satisfaction des travailleurs sont essentielles à la croissance des entreprises. Dans ce contexte, obliger les gens à venir au bureau semble risqué.
Flexibilité attrayante
Cette « rigidité » profite aux secteurs émergents liés à la chaîne de blocs. Les horaires y sont individualisés, tandis que le travail à distance et la flexibilité géographique sont la norme. Par exemple, chez Nansen, une plateforme d’analyse de chaînes de blocs pour les professionnels et les investisseurs en cryptomonnaies, l’avantage social préféré des employés est la possibilité de travailler, tous frais payés, dans l’un des satellites de l’entreprise situés à Miami, Lisbonne et Singapour.
Les géants de la Silicon Valley ne sont plus les jeunes cool du quartier. Quinze ans après l’essor de la culture techno, le monde a changé. Les employés souhaitent travailler comme ils le veulent et quand ils le veulent. Est-ce vraiment trop demander ?