7,3 milliards. C’est le nombre d’humains qui peuplent la Terre. Les ethnologues, spécialistes de l'anthropologie sociale, ont la mission de rendre compte de la diversité des cultures coexistant sur notre planète. Pour cela, ils réalisent une véritable enquête pendant laquelle ils s’immergent dans le mode de vie du groupe qu’ils choisissent d’étudier. L’ethnologue peut tout aussi bien s’intéresser aux immigrants au Québec, aux autochtones, mais aussi aux groupes sociaux ou ethniques plus lointains, comme des communautés péruviennes ou les aborigènes d’Australie… Ils étudient les modes de vie et de pensée, les rites et les croyances, les interactions entre groupes, les dimensions politiques, sociales et culturelles. Aujourd’hui, le sujet d’étude des ethnologues peut-être une institution comme une école ou un milieu spécifique tel qu’une banlieue…
Journée type
Une journée dans la vie d’Ingrid
À Montréal, les journées d’Ingrid ressemblent beaucoup à celle des autres enseignants-chercheurs. Elle prépare ses cours, assiste ses étudiants, lit des publications scientifiques pour se tenir à jour de l’actualité dans son domaine. Elle analyse aussi les données recueillies les mois passés sur le terrain et se lance dans l’écriture d’articles scientifiques.
Le cœur du travail de l’ethnologue, sa spécificité, c’est le terrain. Et cette phase du travail, pour Ingrid, se passe au Pérou. Elle prend l’avion pour Lima, la capitale du Pérou, puis se rend à Cusco. Là, elle rencontre les gens de l’ONG qui veille au bon fonctionnement du Parc. Ensuite, il lui faut encore se rendre au Parc de la pomme de terre, dans des communautés situées au-delà de 3700 mètres de hauteur. Là-bas, Ingrid vit au rythme de la famille qui l’accueille et chaque journée est différente.
L’une des journées qui l’a le plus marqué l’année dernière a commencé après un petit déjeuner en leur compagnie. Elle a chaussé ses bottes de marche et tenté tant bien que mal de suivre le Adrian, le père de famille, jusqu’à la parcelle située 300 mètres plus haut. Elle a aidé à récolter les pommes de terre et le père de famille les a identifiées pour elle. Son passé d’agronome lui est alors bien utile. Pendant les pauses, l’ethnologue sort papier et crayon ou son dictaphone et discute avec le paysan. Elle immortalise aussi ces moments avec son appareil-photo. Au retour dans la communauté, Ingrid en profite pour parler de choses et d’autres avec la femme et les enfants de la maison. Lorsque le calme règne dans le village, elle rejoint sa chambre et continue de compiler les informations récoltées dans la journée. Une bonne nuit de sommeil et l’ethnologue sera prête pour une nouvelle journée bien rythmée !
Avant son retour à Montréal, l’ethnologue repasse par Lima, la capitale du Pérou, pour rencontrer les personnes du Centre international de la pomme de terre.
Études
Sur les bancs d’école…
Ingrid a d’abord obtenu l’équivalent d’une maitrise en agronomie en France (école préparatoire aux grandes écoles et école d’ingénieur en agronomie). Elle s’est ensuite réorientée et a repris une maitrise et un doctorat d’ethnologie à l’Université Paris-Ouest-Nanterre-La Défense en France. Quelques années plus tard, elle a accepté le poste d’enseignant-chercheur qu’elle occupe actuellement à l’Université de Montréal.
Au Cégep :
– DEC ou l’équivalent.
À l’Université :
Pour être chercheur en ethnologie comme Ingrid Hall, il faut réaliser un baccalauréat, une maîtrise et un doctorat en ethnologie ou dans une autre discipline connexe.
Voici quelques programmes offerts au Québec :
Baccalauréat :
– Anhropologie et ethnologie offert à l’Université Concordia, l’Université de Montréal, l’Université du Québec à Chicoutimi, l’Université Laval et l’Université McGill.
– Sociologie offert dans de nombreuses universités au Québec.
– Archéologie et Études anciennes à offert à l’Université Bishop’s, l’Université Concordia, l’Université de Montréal, l’Université Laval et l’Université McGill.
Maitrise :
– Ethnologie et patrimoine offert à l’Université Laval.
– Anthropologie sociale et culturelle à l’Université Laval.
– Anthropologie offert à l’Université de Montréal.
Et après ?
L’ethnologue travaille dans les établissements d’enseignement, pour les gouvernements fédéral et provincial, dans des musées ou au service d’entreprises et d’organismes. Il peut y occuper une panoplie de postes : enseignant, chercheur, professionnel de recherche, chargé de projet, coordonnateur, agent de recherche et développement, agent de communication, animateur, journaliste, recherchiste, analyste, consultant et bien plus encore.