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Sciences

L’ancêtre des Britanniques avait-il vraiment la peau noire?

05-03-2018

Les ancêtres des Britanniques avaient-ils réellement la peau foncée? La science n'a pas établi clairement la réponse, même si les médias se sont emballés devant cette hypothèse étonnante.

Nous vous avions présenté, il y a quelques semaines, l'Homme de Cheddar : un squelette trouvé sur le territoire britannique il y a une centaine d'années et dont des analyses récentes laissaient croire qu’il avait la peau foncée.
 
Ce sont des scientifiques du Musée d’histoire naturelle de Londres qui indiquaient que cet Homo sapiens vieux de 10 000 ans avait la peau sombre, des cheveux noirs et des yeux clairs, ce qui allait à l’encontre de ce que les spécialistes croyaient jusqu’alors. Les médias (dont Québec Science!) ont alors sauté sur la nouvelle, diffusée grâce à un communiqué de presse faisant la promotion d'un documentaire sur le sujet.

Pour arriver à cette hypothèse, les scientifiques avaient utilisé un modèle prédictif basé sur les connaissances actuelles concernant 16 gènes liés à la pigmentation de la peau.

Susan Walsh, chercheuse à l’université Purdue Indianapolis et créatrice du modèle, a souhaité rétablir les faits en expliquant que l’hypothèse de la peau foncée est à prendre avec un grain de sel: «On ne peut pas dire simplement qu’il avait la peau sombre. C’est son profil le plus probable, selon la littérature actuelle», a-t-elle déclaré au New Scientist.

Il existe probablement davantage de gènes impliqués dans le processus que les 16 utilisés par son modèle.

Selon la scientifique, la dégradation de l’ADN du squelette au cours des 10 derniers millénaires est également un obstacle à une confirmation au sujet de la pigmentation de son épiderme.
 

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