L’épopée victorieuse
Le projet était incroyablement ambitieux, mais cela valait la peine d’y croire. Dix ans après son lancement par l’Agence spatiale européenne, la sonde Rosetta a finalement réussi à se mettre en orbite autour d’une comète, et à y faire atterrir un petit robot. Une première dans l’histoire spatiale!
Rosetta a parcouru plus de 6,5 milliards de kilomètres avant de rejoindre, au mois d’août, la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko, autour de laquelle elle s’est mise en orbite (voir Québec Science, juin-juillet 2014). Elle a pu réaliser des photos d’une précision inédite, révélant un noyau cométaire double et biscornu. Cette proximité a aussi permis aux scientifiques de choisir un site d’atterrissagepour Philaé, un mini-laboratoire doté de 10 instruments de mesure. Le 12 novembre, Rosetta a largué son compagnon: Philaé a chuté pendant sept longues heures, la gravité de la comète étant particulièrement faible.
L’atterrissage, retransmis avec 28 minutes de décalage (le temps nécessaire pour que les données parviennent jusqu’à la Terre), a tenu en haleine des centaines de scientifiques et des milliers de curieux, partout dans le monde.
Le robot a finalement touché le sol, mais ses harpons ne se sont pas déclenchés. Il a rebondi deux fois (au ralenti), puis s’est stabilisé à 1 km du site visé, coincé à l’ombre d’une falaise. Avant de se mettre en veille, faute d’éclairage solaire suffisant pour recharger ses batteries, il a eu le temps de forer le sol, de prendre des clichés et de transmettre de nombreuses données à la sonde Rosetta qui nous les a relayées. Les informations sont encore en cours d’analyse, mais les scientifiques ont déjà affirmé avoir décelé des molécules organiques, à la surface du noyau, contenant «au moins trois atomes de carbone». Les scientifiques espèrent que Philaé redonnera signe de vie au printemps, si ses batteries parviennent à se recharger à l’approche du Soleil.
De son côté, Rosetta va continuer à escorter la comète Tchouri – qui «frôlera» le Soleil le 13 août 2015 – afin d’étudier les phénomènes de dégazage du noyau. Elle pourrait continuer à travailler jusqu’en novembre prochain.
La grande faucheuse
Les premiers symptômes sont d’une banalité confondante: maux de tête, frissons, mal de gorge. Mais rapidement, le scénario tourne au cauchemar: éruptions cutanées, saignements des muqueuses, vomissements accompagnés de sang.
Le virus Ebola, qui tue plus de la moitié des personnes infectées, se transmet par les liquides organiques et par le contact avec le corps des personnes décédées. En août, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) rapportait que 60% des nouvelles infections avaient lieu lors des enterrements.
L’épidémie a commencé à faire des ravages au début de l’année 2014 et n’a cessé de se propager depuis. En date du 1er décembre, elle avait fait près de 7 000 morts, essentiellement en Sierra Leone, au Liberia et en Guinée.
Un espoir? Quelques traitements et des vaccins expérimentaux ont été proposés à l’OMS par des laboratoires de santé publique ou des compagnies pharmaceutiques (voir ici). Parmi eux, un vaccin mis au point par l’Agence de santé publique du Canada. Cependant, à ce jour, aucun n’a encore prouvé son efficacité et son innocuité.
Lire la suite dans notre numéro de Janvier-février 2015