Un cadavre, des rubans jaunes, des combinaisons blanches : une véritable scène de crime tout droit sortie d’une série policière. C’est aussi le lieu de travail du pathologiste judiciaire. En salle d’autopsie, puis en laboratoire, ce professionnel mène un véritable travail de détective. S’agit-il d'un homme ou d’une femme ? À quand remonte la mort ? Avec quelle arme ? En collaboration avec les policiers, ce spécialiste fait parler les morts pour déterminer la cause du décès et relever le maximum d’indices pouvant trahir l’identité du meurtrier. Une fois l’enquête bouclée, il devra présenter son expertise devant les tribunaux lors du procès.
Études
Sur les bancs de l’école…
Yann a obtenu un DEC général en science de la nature au CEGEP Ahunstic à Montréal. Il a ensuite été accepté en médecine et a complété son doctorat en 5 ans à l’Université Laval.
Son diplôme de médecin en poche, Yann ne pouvait pas encore pratiquer. Il a opté pour une résidence en anatomopathologie de 5 ans à l’Université Laval. Il a réalisé des stages en anatomopathologie, en chirurgie, puis en pathologie, notamment judiciaire pendant deux mois dans le service où il travaille actuellement. Pour pouvoir travailler au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale, il a dû réussir un concours gouvernemental. Il a été ensuite formé à l'interne.
Au cégep :
D.E.C en science (2 ans)
À l’université :
Le candidat doit réaliser un doctorat de 1er cycle en médecine. Au Québec, quatre universités offrent la formation en médecine :
• Université Laval (Québec)
• Université McGill (Montréal)
• Université de Montréal
• Université de Sherbrooke
Chaque formation comprend une période de préexternat et d’externat pendant lesquels l’étudiant réalise des stages pratiques.
Depuis peu, il faut avoir fait une surspécialité en dehors du Québec pour exercer en tant que pathologiste judiciaire.
Et après ?
Au Québec, le pathologiste judiciaire peut travailler uniquement au Laboratoire des sciences judiciaires et de médecine légale.