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Professions

Océanographe

22-06-2015

Si la Terre est surnommée « planète bleue », ce n’est pas un hasard. 71 % de sa surface est recouvert par cinq océans et plusieurs dizaines de mers. Quelque 1370.106 kilomètres cubes d’eau pour le plus grand plaisir des océanographes.

Étudier les courants, les vagues et les marées, cartographier les fonds marins… Des tâches qui relèvent parmi tant d’autres du travail de l’océanographe. Parti en mer pour effectuer des prélèvements (plancton, poissons, composition de l’eau), il dépouille les données acquises sur le terrain à son retour au laboratoire. Dans son bureau, l’océanographe traite ses données par ordinateur et publiera un article scientifique. Car le métier d’océanographe c’est aussi partager ses résultats au monde scientifique et au public.

Journée type

Une journée dans la vie de Louis

La préparation d’une expédition se planifie deux ans en avance. Dès le mois de février, tous les participants de la mission venant des quatre coins du monde se rencontrent à Montréal. Les besoins de chaque utilisateur sont étudiés pour que tout le monde soit satisfait. Cela passe de l’organisation des couchettes, aux escales sur le parcours…

L’équipe de l’Amundsen s’occupe de tous les aspects techniques et administratifs. Demande de permis, ravitaillement en nourriture. Louis nous confie qu’ils sont chouchoutés à bord. Trois cuisiniers et un pâtissier leur concoctent des petits plats disponibles jour et nuit ! Dès le mois d’avril, le plan de la mission prend forme. Elle dure en général de 80 jours à une année, mais les équipes se remplacent régulièrement.

C’est le jour J. En compagnie d’autres scientifiques, l’océanographe monte à bord d’un avion gros porteur à Québec et atterrit dans le village le plus proche du navire. Le transbordement final s’effectue alors avec un avion de brousse ou en hélicoptère. Il s’agit d’une grosse opération logistique de deux jours, pendant laquelle les équipes scientifiques se rencontrent et s’échangent les informations utiles. En tant que chef de mission, l’océanographe doit suivre le plus près possible le plan de mission élaboré en amont.

Le brise-glace est un énorme centre de recherche flottant, équipé d’appareils qui enregistrent des données en continu. Les signaux sont alors envoyés par réseaux fibres optiques à un serveur. L’équipe doit quelques fois descendre sur la banquise pour effectuer des relevés et installer le campement. Ils sont extrêmement bien préparés pour faire face aux dangers et s’équipent de carabine pour se protéger des ours polaires.

En octobre, le navire revient et les équipements scientifiques sont retirés pour rendre le brise-glace fonctionnel à la gare côtière. Le chercheur analyse certaines données sur le terrain, mais elles sont également répertoriés dans une base d’archives le « Polar Data Catalogue ». Les données sont protégées pendant deux ans pour permettre aux étudiants de finir leur thèse. Une fois les publications scientifiques sorties, elles pourront profiter à tout le monde.

Études

Sur les bancs d’école…
Louis Fortier a réalisé un DEC en sciences de la nature. Il a poursuivi ses études avec un baccalauréat en biologie pendant lequel il a travaillé comme technicien sur des navires pour en assurer le bon fonctionnement. Il a ensuite suivi une maîtrise en écologie marine à l’Université Laval. Celle-ci portait sur les facteurs déterminants pour la production du phytoplancton dans l’estuaire du Saint-Laurent. Il a par la suite réalisé un doctorat en océanographie des pêches de l’Université McGill sur les larves de poissons puis des études postdoctorales à l’Université de Plymouth, en Angleterre pendant lesquels il a exploré les mers de l’Atlantiques et la baie d’Hudson englacée.

À l’heure actuelle, il existe deux grands types d’océanographes. L’océanographe de terrain comme Louis et celui de bureau. Il y a énormément de demandes dans ce domaine pour la modélisation physique des océans et des écosystèmes, ainsi que pour réaliser des simulations numériques.

Au cégep :
DEC en sciences de la nature (2 ans) ou DEC technique (3 ans)

À l’Université :
– Baccalauréat en biologie, écologie ou discipline connexe (l’Université de Montréal propose un cours en océanographie dans plusieurs programmes de baccalauréat) (3 ou 4 ans)
– Maîtrise en océanographie (2 ans) offerte à l’Université du Québec à Rimouski. Pendant ces deux années, l’étudiant est initié à la recherche et rédige un mémoire.
– Doctorat en océanographie offert à l’Université Laval et à l’Université du Québec à Rimouski (3 à 4 ans)
– Stage postdoctoral à l’étranger (1 à 2 ans)

Et après ?
L’océanographe peut travailler dans différentes structures : centres de recherches, laboratoires, universités en tant qu’enseignant-chercheur, entreprises privées, services gouvernementaux, organismes de météorologie, société de transport maritime, administrations portuaires…

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