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Professions

Microbiologiste

18-08-2017

Les microbiologistes étudient le vivant microscopique. Cela inclut les bactéries, les champignons, les protozoaires et les virus. Bien que la plupart d’entre eux soient invisibles à l’œil nu, il ne faut pas négliger leur présence partout autour de nous. Ils ont colonisé notre corps et la plupart y vivent en symbiose. Les scientifiques s’intéressent d’ailleurs de plus en plus à leurs interactions avec notre organisme dans le cadre de maladies comme l’autisme, la maladie de Parkinson et le diabète.

Dans l’industrie, si certains microbiologistes surveillent leur présence indésirable dans leurs usines, d’autres les utilisent dans la fabrication de la bière, du pain et du bioplastique par exemple.

Finalement, des microbiologistes sont aussi présents dans les centres de recherche pour contrer les micro-organismes pathogènes en travaillant sur de nouveaux antibiotiques et vaccins.

Journée type

Une journée dans la vie de Véronique

Véronique travaille en soirée du lundi au vendredi . Elle doit bien organiser son horaire avec les différents tests à son agenda, et orchestrer le départ des tests en considérant son absence durant les fins de semaine.

À son lieu de travail, ils développent de nouveaux produits pour diverses compagnies comme des shampoings, des conditionneurs, des déodorants, des crèmes, etc. Pour aller de l’avant avec ces nouveaux produits, le département de microbiologie doit donner de bons résultats tout comme les autres tests en laboratoire.

À son arrivée, elle prépare son matériel et note les échantillons dans les carnets de laboratoire. Un suivi serré et efficace est primordial pour ne rien oublier. Chaque jour, elle débute de nouveaux tests de teneur microbienne ou des tests de conformité sur les produits. Dans certains cas, ces tests doivent être répétés après 2, 7, 14 et 28 jours. Si elle oublie de faire un test, elle doit recommencer du début et elle retarde tout le processus de production. Une fois les échantillons incubés suffisamment longtemps, elle fait le comptage des micro-organismes. S’il y a une contamination, il faut enquêter avec des tests supplémentaires et identifier la souche et la provenance des intrus.

En fin de journée, elle compile ses résultats sous forme de rapports. C’est aussi le moment de communiquer avec son superviseur pour le mettre au courant de ses résultats. Finalement, avant de partir, il faut aussi ranger !
 

Études

Le parcours traditionnel consiste habituellement à obtenir un DEC général puis à poursuivre à l’université. Véronique, elle, a plutôt réalisé un DEC-technique en techniques de laboratoire, voies biotechnologies, au Cégep de Lévis-Lauzon avant de passer au baccalauréat en microbiologie à l’Université de Sherbrooke. Elle a ensuite poursuivi des études de deuxième cycle et obtenu une maîtrise en microbiologie à la même université.

Au cégep :

  • DEC en sciences, lettres et arts
  • DEC en sciences de la nature et avoir atteint les objectifs 00XU (biologie) et 00XV (chimie)
  • tout autre DEC décerné par le ministre de l’Éducation du Québec ou faire preuve d’une formation équivalente au DEC et avoir réussi les cours en biologie, chimie, mathématiques et physique.

À l’université :

  • Baccalauréat en microbiologie (3 ans), offert dans plusieurs universités québécoises.

L’Université Laval offre la possibilité de faire une concentration alimentaire, en environnement ou médical et pharmaceutique.

L’Université de Montréal et l’Université de McGill offrent un programme de baccalauréat en microbiologie et immunologie. Pour la première, il est possible de choisir entre les orientations en microbiologie et immunologie moléculaire et en microbiologie environnementale.

L’Université de Sherbrooke offre la possibilité de suivre le programme de microbiologie en régime coopératif, c’est-à-dire qu’il y a alternance de sessions d’étude et de stages en milieu de travail. Ce programme s’étale cependant sur 4 ans plutôt que 3 ans.

Et après ?  

Les microbiologistes, comme les micro-organismes qu’ils observent, sont partout. Ils peuvent être employés par différentes compagnies en industries alimentaires, pharmaceutiques, cosmétiques et biens de consommation. Certains travaillent dans les usines d’épuration des eaux ou en contrôle de la qualité de l’air. Il y a aussi des postes gouvernementaux pour des statistiques environnementales. Intéressé par l’espace ? La NASA et d’autres organismes de recherche ont besoin de microbiologistes pour surveiller l’environnement des astronautes et la possibilité de trouver de la vie extraterrestre. Finalement, il est possible de continuer ou non avec des études de deuxième cycle (maîtrise) et travailler en recherches biomédicales et pharmaceutiques.
 

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